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Histoire d'une fin annoncée
Mar 16 Mar - 17:56 par JustMax
Beaucoup s'en doutent depuis un bon moment.
D'autres se le cachaient pour y croire encore.

On a tenté plusieurs manoeuvre de réanimation?
Massage cardiaque, insufflation, et autre tripotage peu courtois.

Rien n'y a fait.

On s'est fait beaucoup de mal ces derniers temps.
Beaucoup de mal a s'acharner.

Le concept de Munuroe avait un potentiel, mais nous, avions nous vraiment la compétence pour …

Commentaires: 0
La chronique du Dr CPJ - C'estPasJust, chronique informative et politiquement incorrect.
Mar 8 Déc - 21:18 par Dr CPJ
Je repensais à ce que quelqu'un nous a dit en claquant la porte. D'ailleurs, un écho s'est glissé par la fenêtre après son départ en haussant les épaules et en dandinant du cul : Nous sommes fragiles et vacillants comme la flamme d'une bougie, trop instables pour qu'on y consacre son énergie créatrice.
C'est difficile de répondre à un écho. ça vient de loin, c'est aussi franc qu'un âne qui …

Commentaires: 3
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 Jack Black

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MessageSujet: Jack Black   Mer 6 Jan - 21:30

Aujourd’hui, je suis mort.

Hier aussi d’ailleurs. Mais le temps ne compte plus. Alors hier, aujourd’hui, demain sera toujours pareil, toujours le même et ainsi, chaque jour, je suis mort.
Je fais avec, même si parfois j’ai la peau qui tire. La peau. Et pourquoi n’en aurai-je pas ? Pourquoi devrais-je faire partie de ces décharnés ? Peut-être parce que je suis différent. Peut-être parce que cela fait peu de temps que la mort m’a emporté, brisant mes os et voutant ma démarche. Peut-être que demain, je sèmerai des lambeaux de chair. Peut-être oui, que demain je serais aussi sec que ces skeletons qui jouent des osselets comme on joue au dès.
Mais aujourd’hui, je suis mort et personne ne m’a enterré. Ou personne n’a trouvé ma dépouille avant qu’un miracle n’extirpe ma carcasse du repos eternel.
A leur décharge, le grand déluge neutronique a changé la donne. Et la panique qu’il engendra, la sérénité masquant le chao qui le suivi, n’a pas du rendre la tache facile aux fossoyeurs de ce monde.

Je suis mort pendant le déluge. Avant, dans le monde de l’avant, je ne sais plus qui j’étais. Mes souvenirs semblent floutés, embués dans du coton moite et dense. Je ne devais pas être bien important, une petite gent ou un petit gens, j’ai oublié comment on dit ces mots.
Les seules choses qui restent perchées dans ma cervelle sont le bruit, les cris, les hurlements, les pas angoissés, les foules affolées qui courent sans trouver de refuge. Ensuite, le calme, la tranquillité, tout s’est arrêté. Et puis, le ruisseau dans lequel ma main était ballotée par un léger ruissellement d’eau. Mes doigts qui jouaient malgré eux des gammes sans touche de piano. Sans la douceur ferme de l’ivoire. Je devais être pianiste ou alors déménageur de piano pour regretter que l’eau ne soit pas d’ivoire et que mes doigts n’engendrent aucune musique que celle de l’eau qui s’écoule inlassablement, sans faute d’accord.

Je pensais sans pouvoir bouger. Je ne ressentais rien. Juste l’eau qui s’effilait entre mes doigts.
Je supposais que c’était la fin, que j’étais mort et que quelqu’un devait être sacrément occupé ailleurs pour me laisser ainsi pourrir le long d’un trottoir.
Faut dire que le déluge n’a pas épargné grand monde. Je m’en suis aperçu plus tard, quand je me suis réveillé d’entre les morts. Les cadavres jonchaient la rue. Je me suis assis et j’ai attendu pour voir si quelqu’un d’autre se relèverait. Mais rien, aucun d’entre eux n’a levé le petit doigt. Ils sont tous restés couchés dans des positions parfois cocasses. Des corps brulés, des corps sans vie, comme… moi.

C’était il y a… je ne sais plus. Le temps n’a plus de sens, plus d’importance.
C’était hier.
Et aujourd’hui, je suis mort.

[…]
Jack Black

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MessageSujet: Re: Jack Black   Jeu 7 Jan - 0:57

J’ai longtemps marché dans la ville, à la recherche d’autres âmes qui vivent. En admettant que j’en possède encore une.
J’ai franchis des corps entassés. On aurait dit un mikado grandeur nature. Il faut bien rire de quelque chose maintenant que les dés sont jetés. Alors, j’ai joué au Mikado. Déplaçant un corps sans faire tomber les autres. Tirant sur un bras sans que le tas ne s’effondre sur le corps de cette pauvre victime au visage déchiré par l’effroi. Il fallait tuer le temps. Si j’ose dire.
J’ai perdu au Mikado mortuaire quand au loin, j’ai entendu résonner des bribes de discussion.
J’ai paniqué. C’est un jeu malsain que de remuer des cadavres pour en faire son jeu. Même si au fond, je ne suis pas responsable de leur sort.
J’ai perdu quand une pile de corps s’est affalée comme un château de paille mou.
J’ai fait le mort dans mon château. Un de plus, un de moins, qui verra la différence ? Je suis mort de toute évidence.
Ils sont passés sans voir la différence entre les morts et moi. Evidemment j’ai retenu ma respiration pour faire juste, comme les autres. C’est drôle, ça ne m’a pas manqué de ne pas respirer. Faut croire que je manque pas d’air.
Je n’ai pas ri de ma blague bien sur. S’aurait été déplacé.
Une fois passés, ces gens que je ne connaissais pas ont disparu au coin de la rue. C’est mieux comme ça.

Maintenant que je ne suis plus seul au monde, j’ai pris la décision de ne plus rester à découvert. C’est étrange, mais quand on est mort, on a tendance à ne plus aimer jouer les feux follets. Mais à ce moment là, je ne savais pas encore que j’étais comme eux, ceux de mon jeu. Enfin, presque comme eux.
Je ne savais pas comment allaient réagir ceux qui, comme moi, ont survécu, alors j’ai commencé à raser les murs et à attendre que les bruits se taisent et que le vol des corbeaux reprennent le cours normal de leur train-train d’équarisseurs. Je sortais le soir à la nuit tombée, pas avant, pas la peine de prendre le risque de croiser ces gens dont je me sentais désormais différent. J’ai appris à aimer les rats et les souris qui sortaient au même rythme que moi. J’ai volé leur nourriture dans les magasins. Honte à moi, mais par égard envers mes ancêtres, je suis mort et aujourd’hui je pense que c’est une excuse acceptable.
J’ai bu l’eau des fontaines en faisant toujours le guet d’un œil.

C’est imbécile non ?
Je suis mort, pourtant je mange et je bois.
J’ai mis du temps à réaliser que ce n’était plus une nécessité mais juste un réflexe de survie. Survivre, quand on est mort. Ça, c’est imbécile.
Au début, j’avais faim et soif, et puis le temps passant, j’ai fini par comprendre que ça n’était plus nécessaire. Mais, j’ai continué. Et jour après jour, l’inutilité de manger et boire s’est changée en plaisir. Et j’ai mangé et bu par plaisir.

En passant devant une vitrine, j’ai remarqué mon visage transformé. Ses traits plus profonds. Et puis mon regard est différent, moins vif. Sans doute que les derniers événements n’avait pas arrangés les choses. Mon teint est blafard et me rappelle ces macchabées avec lesquels j’ai joué au Mikado.
A cette heure, ils doivent être bouffés par les rats.
Quant à moi, je dois être un mort vivant. En tout cas, j’ai l’air moins frais que les vivants et plus vivants que les morts. Je ne ressemble plus tout à fait aux êtres vivants et encore moins aux morts, ce qui me différencie singulièrement du reste du monde. Je suis donc un être unique, l’oublié d’un de ces dieux qui ont foutu le bordel. Je vais errer jusqu’à la fin des temps comme une âme en peine, à la recherche de celui ou celle qui trouvera comment me renvoyer dans l’au-delà. Je sais, ça fait un peu cliché. Mais je n’ai rien trouvé d’autre pour me distraire et j’ai l’imaginaire fertile.


Dernière édition par Jack Black le Ven 8 Jan - 1:29, édité 1 fois
Jack Black

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MessageSujet: Re: Jack Black   Ven 8 Jan - 0:38

C’est compliqué de ne pas savoir ce qu’on est.
Un jour où la folie venait de taper à ma tempe, je me suis imaginé suceur de sang. Un vampire ! J’ai trouvé, au fin fond d’une ruelle, un cadavre sur lequel j’ai voulu tester ce don. Je le déconseille à quiconque n’est pas de cette race : j’ai vomis mon déjeuné et le vin qui l’avait arrosé. Et puis, le sang d’un cadavre déjà ancien, c’est plus proche du boudin noir que du ketchup.
J’ai scruté scrupuleusement l’intérieur de ma bouche dans mon reflet d’une vitre. Pas l’ombre d’une canine canidae.
Non, je devais me faire à cette idée : je n’étais pas plus vampire que le rat qui joue avec l’orteil décharné du cadavre.

Mais alors, que suis-je !

La folie aurait pu emporter ma raison et j’aurais fini ma vie dans un asile de fous. Mais pour cela, il aurait bien fallu savoir ce que je suis. Et je ne sais pas ! Mais qui sait alors ?
J’étais aux portes de la folie, prêt à jeter mon corps en pâture aux chimères et autres esprits démentiels. J’ai hurlé « que suis-je !! »

« - Un Skeleton. »

Je me demandais à qui appartenait cette voix qui venait de donner un nom à ce que je suis. La réponse que je cherchais depuis des jours et des jours à en devenir fou.

- Pardon ?

« - Un Skeleton. »

En tout cas, il n’était pas très loquace. Mais en moi, les questions se bousculaient comme des yeux dans leurs globes et toutes ces questions attendaient des réponses, et pourtant je n’ai pu dire autre chose que : qui êtes-vous ?

« - Un Skeleton. »

C’est agaçant.
Mais j’ai tout compris quand il est sorti de l’ombre à l’encoignure d’une porte.
Oui, j’ai compris mon malheur. Et mon bonheur de ne pas être aussi laid qu’il pouvait l’être.
Un Skeleton, voila ce que je suis. Pourquoi je ne suis pas vraiment mort, au sens du contraire du vivant, il n’a pas su me le dire. Mais, ma mémoire n’étant plus très fiable, peut-être étais-je déjà de cette race dans le monde de l’avant.

Maintenant, il me restait à survivre dans ce nouveau monde, avec ce nouveau moi que je devrais apprendre à connaître. Les us et coutumes des morts vivants, le pourquoi du comment vivre sans manger tout en prenant du plaisir à le faire et en faisant attention à son poids.
Les avantages, je les apprivoisais déjà. Le froid ne piquait plus ma peau, et le chaud ne la faisait plus transpirer à grosses gouttes. Mes chemises ne seraient plus jamais farcies de ces horribles auréoles sous les bras et je pourrai me baigner dans l’eau gelée des fontaines sous le regard horrifié des femelles.
Mon mentor, parce qu’il le devint le temps de m’apprendre ce que je suis, me donna les quelques conseils utiles pour garder un teint frais, autant que possible, mais aussi qu’il faudrait faire attention aux blessures, parce que ma peau ne cicatrisait plus comme avant. J’en déduis en fronçant un sourcil, qu’il avait du se blesser outrageusement.
La bonne nouvelle, c’est que je n’avais plus besoin d’arrêter de fumer. La mauvaise, c’est qu’on ne me regarderait plus jamais comme avant. Que je deviendrai peut-être une sorte de reclus.
La différence ne plait pas. Elle dérange et pousse la masse unilatéralement mouvante à la montrer du doigt et à l’accuser plus que de raisons et souvent sans raison. Il a dit qu’il fallait un coupable à chaque acte et que la différence était le coupable par défaut. C’est plus facile et moins dérangeant. Je retenais la leçon en installant mes quartiers dans les lieux obscurs et loin du jour. Ne sortant pour la plupart, que de nuit et ne fréquentant que les lieux glauques et louches, où je m’enfonçais dans l’anonymat de la solitude.

J’étais devenu sauvage et seul.

to be continued
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Jack Black

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