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Histoire d'une fin annoncée
Mar 16 Mar - 17:56 par JustMax
Beaucoup s'en doutent depuis un bon moment.
D'autres se le cachaient pour y croire encore.

On a tenté plusieurs manoeuvre de réanimation?
Massage cardiaque, insufflation, et autre tripotage peu courtois.

Rien n'y a fait.

On s'est fait beaucoup de mal ces derniers temps.
Beaucoup de mal a s'acharner.

Le concept de Munuroe avait un potentiel, mais nous, avions nous vraiment la compétence pour …

Commentaires: 0
La chronique du Dr CPJ - C'estPasJust, chronique informative et politiquement incorrect.
Mar 8 Déc - 21:18 par Dr CPJ
Je repensais à ce que quelqu'un nous a dit en claquant la porte. D'ailleurs, un écho s'est glissé par la fenêtre après son départ en haussant les épaules et en dandinant du cul : Nous sommes fragiles et vacillants comme la flamme d'une bougie, trop instables pour qu'on y consacre son énergie créatrice.
C'est difficile de répondre à un écho. ça vient de loin, c'est aussi franc qu'un âne qui …

Commentaires: 3
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 De Moi à moi

Message Auteur
MessageSujet: De Moi à moi   Sam 19 Sep - 15:15

A moi-même,

Il paraît que pour grandir, pour vivre, il faut nourrir des projets. Le savais-tu?... Moi non plus. On m'avait toujours dit que j'aurais le temps d'y penser d'ici là. Mais d'ici quoi? Le "là" en question est arrivé. Finies les illusions de butineuse. Il s'agit maintenant de pomper jusqu'à la moelle de cette sève si précieuse qu'est le savoir. Finies les absences, les rêveries sans fin. Finies les sombres pensées, finies. Je fais comme on m'a dit, je nourris des projets. J'ingurgite et je recrache, comme l'abeille fait son office. On me félicite, on vante mon courage, mon travail sans faille, ma perspicacité et mon opiniatreté. J'en suis fière.
Tellement fière d'ailleurs, que tout le reste a été relégué dans un minuscule coin de ma cervelle. Derrière une porte dérobée, fermée à double-tour, j'ai enfermé sentiments, morosité, mélancolie. Mon âme. Comprenez-bien qu'il me fallait de la place pour entasser le flot inaltérable de tout ce que je dois savoir. Apprendre à réapprendre, dés-apprendre tout ce qui est superflu, se concentrer sur le liquide vital: la connaissance sans faille. Et surtout, surtout, ne jamais s'arrêter, ne jamais faire une pause. Ce pourrait m'être fatal.

J'ai changé de monde. On m'a aiguillé vers une dimension parallèle, une sorte de chemin à côté du tien. Je te vois, mais ne t'entends, ni ne te comprends. C'est à peine si j'ai le temps de te jeter un regard, de me rendre compte qu'il y a toujours un peu de toi à l'intérieur de moi. Si peu. Toute à mon travail, je n'ai même plus le temps de me soucier de toi. Tu te ternis, je ne m'en aperçois pas. Tu t'affadis, et alors? Paraît-il qu'il faut se fixer des priorités, ranger les choses et les informations par ordre de priorité. Tu es le cadet de mes soucis: je m'occuperais de redorer ton blason lorsque j'aurais fini le reste. Autant te prévenir, d'ici "là", tu te seras fanée, tu auras pourrie, et tu seras morte sur ta tige, comme la rose que je n'arrose plus.
Pourtant, je n'en serais pas navrée. Je nourrirais des projets, j'aurais fixer mes priorités. Que ton chemin et le mien divergent, se séparent à tout jamais? Qu'importe. Que tu ternisses? Qu'importe, mon éclat lui n'en sortira que grandit. Enfin, je cesserais d'entendre résonner tes milles questions à l'intérieur de mon crâne. Enfin la foule m'accueillera à juste titre, comme l'une de ces nouveaux prodiges. Il n'y aura plus l'adolescente en mal de vivre, plus que l'adulte bien pleine et saine. Celle qui possède la connaissance. A milles lieux de toi.

Je pénétrerais le rang de ces apprentis tout frais. Ceux qui dès leur début peuvent espérer atteindre des sommets. Quand toi tu ne rêvais que de grands espaces et de passions, moi je vivrais vingt-deux heures sur vingt-quatre dans un bureau sous éclairé, sous chauffé où je serais payé le double de mes parents après vingt ans de bons et loyaux services. Qu'en dis-tu? Qu'en penses-tu? Crois-tu que tu aurais fait mieux? A trop rêvé, tu te serais brisé les ailes, et tu serais rentré dans le rang, comme moi. Mais plus bas, beaucoup plus bas, là où la fange se traîne. Là où les déchus et les fainéants règnent. Là où personne ne nourrit aucune projet, que des fantasmes.

J'ai quitté ton monde pour pénétrer le mien. J'ai délaissé la vie, pour entrer au palais des nantis. Quand la réussite se bat contre elle-même. Je t'ai laissé là où tu devais être. Quelque part, je ne sais où. Quelque part où j'espère tu trouveras tout lieu de dépérir. Ne crois pas que je ne veuille plus de toi. Tu ne m'appartiens plus tout simplement. Mon être tout entier c'est tourné vers autre chose, d'autres horizons. Enfermé entre les quatre murs de mon monde, je me refuse à en sortir. La moindre interstice, le moindre rayon de soleil risquerait de brûler mon équilibre si parfait. Retrouver une parcelle de toi me rend coléreuse. Je ne veux plus de tes souvenirs, je ne veux plus de tes sensibleries. J'ai besoin que la logique s'imprègne de moi. Que reste derrière moi tes errances inappropriées. Comprends-tu? Comprends-tu que tu n'es plus moi, que je suis une autre?

Ne lève plus jamais le regard vers moi. Tu m'entends! Plus jamais je ne veux revoir ton regard implorant me scruter à la recherche d'une trace d'avant. Il ne reste plus rien. Presque plus rien. Plus que cette porte fermée à double tour, dont j'ai du perdre la clef dans les rouages de mon esprit.


Moi

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MessageSujet: Re: De Moi à moi   Sam 3 Oct - 18:28

A moi-même,

Voilà presque deux semaines déjà que je t'ai fait part du ressentiment que j'éprouve à ton égard. Deux semaines que je n'ai pas trouvé le temps de m'adresser à toi. Même pas une petite pensée, même pas une seconde d'inspiration. Tu ne m'as pas manqué, c'est le moins que l'on puisse dire. D'ailleurs est-ce que mon passé me manque, est-ce que cet avant laissera une trace sur mon futur? J'en doute, j'ai déjà réussi à briser les liens avec tant de facilité. Et s'ils s'effacent, c'est avec joie que je les regarde s'estomper, ces souvenirs imbéciles et inutiles. Le passé a perdu son impact, désormais seul compte le présent. Le présent et l'avenir, c'est dans cette optique que j'élève mon âme.

Le choix? Non, je ne me le suis pas laissé. Les autres non plus d'ailleurs. J'ai vu le chemin s'ouvrir devant moi, aussi naturel, aussi évident que n'importe quelle voie de garage. Et je m'y suis engagée, comme quiconque un tant soit peu réaliste. C'est la loi de la jungle, vaincre ou être vaincu. Ainsi résonne chaque instant de nos vies. Chaque seconde est une lutte, et en empruntant ce chemin, j'ai simplement décidé d'être de ceux qui gagne. J'ai choisi les meilleures défenses, les murs les plus épais, mon armée sera constituée des guerriers les plus cruels, les plus immoraux. Et je gagnerais cette guerre, sans pitié. J'égorgerais les agneaux, laisserait leurs entrailles se déverser dans la fange et je construirais mon château de carte sur leurs dépouilles malodorantes. Et si la fange vient à se plaindre, alors je n'hésiterais pas, et de la fange même je tordrais le coup. C'est ainsi. Fini les jeunes temps naïfs. Fini les rêves d'eau fraîche, de champs de fleurs. Fini l'espoir d'un monde meilleur.
Il est venu le temps. Le temps de grandir, de s'émanciper, de devenir l'immondice que l'on a toujours dédaigné...

Vois-tu aujourd'hui j'ai éteint la flamme qui me brûlait. J'ai fermé mes yeux aux doux rêves. J'ai égorgé l'inspiration et avec elle sa cousine; l'imagination. J'ai passé un coup de balais et ait jeté à la poubelle le tas poussiéreux de questions existentielles. De mon corps, je n'ai gardé que l'enveloppe, j'ai fait peau neuve, comme le serpent lors de sa mue.
Le regretterais-je? Pas encore. Si j'ai perdu mes yeux d'enfants, si lorsque je regarde au loin ce ne sont plus des contrées inconnues qui emplissent mon esprit, mais les barres d'immeubles immondes, si tout a changé, c'est que cela devait être. C'est que les bords du moule étaient trop hauts, qu'il n'y avait d'autres choix que d'en prendre la forme, que de s'y laisser glisser. Car le moule est le moule. Il nous façonne, comme la société l'a façonné. Il nous écorche, il nous évide, comme le boucher qui étripe le porc, parce que c'est ce que nous sommes. Des agneaux, des porcs, des moutons prêts pour l'abattoir. Et consentants avec ça!

Étrangement tu sais, je sens encore ta présence. Comment as-tu résisté je ne sais pas. Quand hier je ne voulais plus de toi, j'en viendrais presque à regretter demain que tu ne sois plus.
C'est vrai! Le moule est froid, le moule est lisse, et tu étais ce qui faisait ma différence, tu étais l'écorchure, tu étais la plaie, tu étais la faille. Tu étais ce qui rendait mon écriture vivante, tu étais la flamme qui animait mon regard. Et tu t'enfuis. A raison d'ailleurs. Sans doute ne veux-tu pas être spectatrice de ma déchéance, de mon atterrissage. "Mesdames et Messieurs, vous êtes arrivés à destination. La compagnie X espère que la traversée vous a été agréable, en espérant ne jamais vous voir faire la traversée inverse. Nous vous souhaitons un agréable retour à la raison." Je n'aurais peut-être pas du emprunter ce vol. Mais tôt ou tard, tu sais, je n'aurais pas eu le choix. Tôt ou tard, il aurait fallu se rendre à l'évidence, céder à l'échéance. Abandonner, hisser le drapeau blanc, avouer la défaite. Le monde est ainsi fait, même les vainqueurs sont des perdants.

Demain, je serais une autre. Mon esprit, mon corps, mon âme ne seront plus que produits de la société de consommations. J'aurais perdu toute trace d'humanité, mais je ferais partie des vainqueurs. Voilà ce dont il est question. De notre guerre, celle qui nous anime. Voilà ce dont je dois m'enorgueillir, je serais de ceux qui vaincront. A tord ou à raison, mais je vaincrais. On pourra être fier de moi, on pourra me regarder avec admiration. On saura que je suis de ces moutons qui tranchent dans le vif, qui charcutent et bataillent pour grimper les échelons à la vitesse de la lumière.
On saura...

Moi
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De Moi à moi

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