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Histoire d'une fin annoncée
Mar 16 Mar - 17:56 par JustMax
Beaucoup s'en doutent depuis un bon moment.
D'autres se le cachaient pour y croire encore.

On a tenté plusieurs manoeuvre de réanimation?
Massage cardiaque, insufflation, et autre tripotage peu courtois.

Rien n'y a fait.

On s'est fait beaucoup de mal ces derniers temps.
Beaucoup de mal a s'acharner.

Le concept de Munuroe avait un potentiel, mais nous, avions nous vraiment la compétence pour …

Commentaires: 0
La chronique du Dr CPJ - C'estPasJust, chronique informative et politiquement incorrect.
Mar 8 Déc - 21:18 par Dr CPJ
Je repensais à ce que quelqu'un nous a dit en claquant la porte. D'ailleurs, un écho s'est glissé par la fenêtre après son départ en haussant les épaules et en dandinant du cul : Nous sommes fragiles et vacillants comme la flamme d'une bougie, trop instables pour qu'on y consacre son énergie créatrice.
C'est difficile de répondre à un écho. ça vient de loin, c'est aussi franc qu'un âne qui …

Commentaires: 3
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 Un soir, il fut..

Message Auteur
MessageSujet: Un soir, il fut..   Dim 3 Aoû - 0:15

Ce soir j’ai perdu un brin d’allumette, une poussière de soufre au fond du ciel où les étoiles s’épuisent à briller, inlassablement enflamment un bout de ciel ce soir où un quart de lune emporte un peu d’espoir.
Rêves déchus, j’ai perdu la foi.

Je me réveille de ce rêve que je ne voulais pas rêver, ce rêve qu’on m’a volé, tombé du ciel au milieu d’une nuit, une nuit de vices et de larmes, ce soir je verse la larme des rêves épuisés, une sueur qui roule sur la tempe.
Ces rêves qu’on vous met dans le crâne comme on enfonce un pieu dans un cœur et le sang qui jaillit, inonde et macule le col d’une chemise blanche.
Ce soir le rêve expire dans un râle inaudible.
Un soupire étouffé, une main sur ta joue.
Une étoile qui s’éteint d’avoir trop brillée.

La nuit perd haleine, j’étouffe et j’enrage, de rage je jète contre le mur une dernière lamentation, un soupire d’étoile, un morceau de rêve arraché, une perle qui goûtera sur le mur, épousera une fissure pour s’y perdre et ne plus jamais trouver sa jumelle.
Je voudrais renverser le sablier du temps, réveiller les morts et les secouer dans leur tombeau, prendre leur main et en sortir de la poussière d’os et de vers, relever leurs mentons et jouer avec leurs bras, leurs mains, statuts démantibulées, pantins entre mes mains, c’est là qu’est ma place, il fut.

Je voudrais émietter le temps, égrainer le sable du sablier brisé, refaire le chemin à l’envers, remonter le temps, grain après grain, gravir la dune du temps écroulé.
Revenir où mon pas ne tremblait pas, où ma main saluait avec certitude, où les doutes ne réveillaient pas mon sommeil.
Je voudrais prendre cette main fragile, la tienne, qui n’aurait jamais du caresser ma joue, et la reposer sur ta hanche, délicatement, sans faire de faux pas, et puis j’aurais souri, tu aurais compris.

Ce soir, les sangsues rongent mon esprit, elles emportent les lambeaux de mes certitudes, et je cherche un regard que je ne retrouve plus.
Ma main tremble et mes mots trébuchent sur une feuille de papier ordinaire, je peine à écrire ces mots qui trancheront ton cœur et fouilleront sa douceur amère.

Il est si facile d’être fataliste, de baisser les bras avant d’avoir lever le menton et d’être fier, fier de se battre, fier de ne pas avoir mis un genou à terre, fier d’être vivant !
Non..
Choisir la facilité, fatalité, c’est si facile.
Des mots, toujours des mots, du désespoir enfermé dans une bouteille vide !
Et je vide mon verre ivre des mots, des rages, des colères, des frustrations de n’avoir pas su changer, te changer, et voir enfin un sourire, le tien.
Je rage de ne pas m’être trompé, d’avoir eu raison de ne plus te croire et que cette foutue fatalité t’ait enserré entre ses doigts crochus, et que tu mimes ceux qui t’ont menti.

Je ferme les yeux, fatigué d’avoir rêvé possible, je referme le coffre à jouet où sont rangés les pantins abîmés.
Ce soir, je dormirais seul.
Arlequin

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MessageSujet: Re: Un soir, il fut..   Dim 3 Aoû - 0:17

Allongé sur le lit, je regarde par la fenêtre, les jours et les nuits s’y succèdent, le soleil qui chasse un nuage, le vent qui joue à entrelacer les voiles d’un ciel morose comme les plies d’une robe de soie se mêlent et s’emmêlent dans un ballet feutré.
Dans mon écran cadre de bois, je regarde le temps qui passe, le fil d’un jour, les jours comptés, les mots qui s’y sont perdus. Comme une scène jouée mille fois, je connais la fin, la chute inévitable, fatale, la fin d’un tourment en attendant le suivant.

Au centre du tableau de bois, je te vois te débattre, battre du pied, ronger tes ongles pour te faire mal, jusqu’à ce qu’une goutte de sang perle au bord de l’ongle.
Je te sais vouloir essayer, j’ai tant voulu te croire, croire en l’espoir que tu oublies de ronger tes ongles et que tu prennes les mots à bras raccourcis, que tu les brandisses comme une arme, et que tu frappes avec ces mots pour faire mal, blesser pour un mot de travers, un mot de trop, ou que tu caresses le dos de ma main pour un sourire, juste un sourire.. Ces mots qui te restent en travers de la gorge, ces mots inaccessibles et qui finissent noyés dans les cœurs déchirés.
Relèves-toi, attrapes les mots qui te manquent et frappes !
Cherche la faille dans l’âme du pendu, l’agoni n’est que présomption.

Sur le carreau la buée s’en mêle et enlace la nuit, le jour lui, n’est plus qu’un souvenir d’hier.
Debout devant mon reflet mouillé, je regarde l’age qui ne s’efface pas, les traits qui creusent la joue et marquent la tempe. Entre mes lèvres à peine entrouvertes, je souffle sur le carreau un brouillard tiède qui fane mon reflet, estompe le trait d’un regard soucieux, l’age ne compte plus maintenant.
Du bout du doigt, je redessine un visage enfantin, puis j’y ajoute un sourire, une ébauche maladroite, un regard d’enfant qui sourit beau de son age.
Mais la buée s’ennuie, elle forme des gouttelettes d’eau, qui grossissent et puis s’écoulent, déforment les traits du portrait, reflet sans age. Le sourire baille et puis se déforme, les larmes coulent sur le carreau et raturent le portrait déchiré.

Ce soir, les mots sonnent creux.

Je voudrais briser le carreau, attraper ta main de l’autre coté et tirer, t’attirer une fois encore, et te montrer, te montrer que les mots n’ont que le sens qu’on leur donne, la couleur qu’on leur dessine, qu’ils sonnent justes quand on les cherche au fond du cœur et peu importe l’emballage, parce que c’est là, c’est là que les mots prennent leur véritable sens, et tous les dictionnaires du monde n’auront jamais la définition qui manque à ces mots, tous les orateurs décréteront en fausses notes tant que leurs mots seront dits sans la partition du cœur !

Ce chemin que tu connais, pourquoi en as-tu égaré la clé..
Courage, audace, risque, peu importe son nom, il faut oser la saisir et l’enfoncer dans le trou de la serrure et si elle grince, alors tant pis, les mots que tu y trouveras seront ceux qui sont à prononcer, du bout des lèvres, susurrés ou hurlés, criés à en vomir comme vomit l’innocent condamné à mort par abus de justice !
Le courage de hurler, et prendre ces mots qui t’échappent par peur ou lâcheté, par souci de préserver ce qui s’effrite et finira par crever faute de mot.

Mais il est tard.
La nuit recouvre le lit de cendre, ce soir encore..
Arlequin

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MessageSujet: Re: Un soir, il fut..   Dim 3 Aoû - 11:50

Des mots muets..
Que nul n’entendra.
Une gifle dans le décor, le ciel s’est embrouillé les méninges, il se voile et s’emmêle les pinceaux, les couleurs se fanent, la nuit tombe noire et sombre, étouffante comme le brouillard envahie l’esprit et la bruine triste embrume à son tour.
Le jour approche pourtant, il n’est pas si loin, mais le temps s’est arrêté, le sablier s’est cassé et le sable git sur la table, petite dune morte comme l’espoir figé.
Les mots sont éparpillés sur la petite table en bois, comme un livre dans lequel on aurait déchiré chaque phrase en papier, mot à mot, grain de sable après grain de sable, les mots muets gisent sur le bois sec, sans vie, sans âme.

Les mots n’ont que le sens qu’on leur donne..

Ci gisent, feus les mots abandonnés sans vie, sur une petite table de bois, à force de les avoir hurlé dans le silence. L’épitaphe est sans couleur, comme le bois usé de la petite table, le vernis s’écaille et râpe sous la main.

La petite fille tombe, elle s’est fait mal. Elle pleure à grand sanglots, des larmes chaudes et généreuses.
Quelle maladroite tu fais, petite fille !
Relèves-toi et sèches ces larmes, seuls les faibles pleurent !
Et marches ! Oublies la douleur et avances !
Tu vas nous mettre en retard, petite sotte.
Et la petite fille marche.
Elle retient ses larmes que personne ne séchera, elle ravale sa peine parce que personne ne veut l’entendre, après tout, maman l’a dit : c’est les faibles qui pleurent.

Elle boite, mais le cache, son genou saigne, son regard se perd sur le chemin de sable chaud, son chemin de croix est autre part, on peut le lire dans ses yeux mouillés, perdus, égarés de n’avoir pas su trouver la main qui caresse, le souffle chaleureux au creux de l’oreille, les cheveux longs qui balayent tendrement la joue, le parfum de la mère qui réchauffe l’âme et fait grandir les enfants sans la peur.

Seuls les faibles pleurent.

Petite fille, tu vas grandir de biais si tu l’écoutes !
Regardes-toi ! Tu es déjà toute de travers !
Ton nez va s’allonger si tu mens ! Maman l’a dit.
Pinocchio triste, tu boites dans le silence des mots ravalés, de ces colères qui n’exploseront pas, de ses peines que tu ne diras jamais, de ses larmes qui ne couleront plus jamais.
C’est les faibles qui pleurent, maman l’a dit.

Rentres le menton et marches droit !
Tu es grotesque !
Petite fille, écoutes ta maman, elle a raison ! Forcément, elle est grande elle.. C’est elle qui sait, c’est elle qui a raison, c’est elle le pouvoir !
Toi.. toi, tu n’es qu’une toute petite chose sans importance, une minuscule chose qui n’a rien à dire, maman a toujours raison, faut te le mettre dans le crane une fois pour toute !
Et.. Surtout, ne pas pleurer, c’est les faibles qui pleurent, maman l’a dit.

Comme tu es obéissante, petite fille.
Tu as bien écouté ta maman, tu as bien enregistré qu’elle a toujours raison et surtout, surtout petite fille, ne discutes pas ses préceptes, jamais ! Et.. ne remets jamais en question son tout puissant savoir, sa sacro sainte raison d’avoir raison sur tout et tout le monde !
Ce serait moche.
Maman serait fâchée.

Mais.. Tu boites aujourd’hui ?
Pourtant, il y a longtemps que la plaie s’est refermée. Ton genou est propre et bien soigné, il ne reste pas une seule cicatrice.
Tu as marché droit, tout comme maman l’a dit, et tu n’as plus pleuré, tout comme maman l’a dit, et tu n’es pas devenue une faible, tout comme maman l’a dit.

Pourtant.. Tu boites.
Maman ne l’avait pas dit ça.
Arlequin

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MessageSujet: Re: Un soir, il fut..   

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